10 KG

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Distribution 

TEXTE

Lau Nova
Commande d’écriture de la Cie AnteprimA

CONCEPTION ET MISE EN SCÉNE
Antonella Amirante

DÉCORS ET COSTUMES
Alex Costantino

SON
Nicolas Maisse

LUMIÈRE
Juliette Besançon

JEU
Eva Blanchard
Karin Martin-Prével

Projet soutenu par : Le Zef, scène nationale de Marseille, l’ENSATT, Le Téâtre de l’Elysée,

La Fédération Cie Philippe Delaigue, La Spedidam.

Coproduit par : la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Le Grand Angle de Voiron

et Le Théâtre Jean Marais, Saint Fons

Durée : 1 h

Tout public à partir de 14 ans

spectacle à destination des plateaux de théâtre, adapté également à des lieux moins conventionnels 

À Lire

Avec Lau Nova nous avons vu grandir nos enfants dans le même quartier résidentiel et
agréable à vivre ; un de ces quartiers/villages où l’on se sent protégé loin des menaces
du monde.
Comme Lau Nova, j’ai rêvé mes enfants et imaginé pour eux une vie idéale à mes
yeux. Comme tous les parents, j’ai dû accepter leurs choix souvent très éloignés de
l’image que je m’étais construite pour eux.
L’écart entre l’enfant rêvé et l’enfant réel est plus ou moins grand et plus au moins facile
à admettre et à accepter.
Nos enfants peuvent choisir une multitude de routes qui n’apparaissent même
pas sur notre carte géographique !
C’est la voix de Lau Nova que je souhaite porter sur le plateau, une mère courage qui
raconte l’amour pour sa fille Charlotte devenue Amina.
Un témoignage, une parole forte qui se livre pendant que sur la scène, le corps d’une
jeune fille évolue à la recherche de son identité, d’un groupe qui la reconnaitra.
Un travail de corps pour dire au-delà des mots, quand les mots deviennent silence.
Sur le plateau une multitude d’habits comme une multitude de peaux possibles pour
affronter le monde... Et puis, du tissu, sombre, qui remplit l’espace jusqu’à tout
envelopper et recouvrir le corps, les yeux, la pensée...
Ce témoignage n’est pas une charge contre l’islam, mais la tentative d’une mère de
comprendre le cheminement de sa fille Charlotte née en France dans un milieu aisé et
athée. Aujourd’hui Charlotte vit à l’étranger, coupée de sa famille et de ses origines,
son corps et son regard cachés sous un sitar, en compagnie de son mari polygame et
de leur petite fille.
Convaincue de l’importance d’un théâtre pour tous, je souhaite créer, un spectacle à
destination des plateaux de théâtre, adapté également à des lieux moins
conventionnels pour le diffuser auprès des publics plus éloignés et accompagner le
travail de sensibilisation déjà entrepris par l’auteure à destination des collégiens et des
lycéens.

Antonella Amirante

Livrer le récit de mon expérience de parent dans « Ma chère fille salafiste, radicalisée à 12
ans » était une première étape pour illustrer au travers du parcours inattendu de Charlotte
l’émergence d’un fait social fort. Des enfants élevés au sein de notre société républicaine
peuvent être attirés par les sirènes d’idéologies radicales et ainsi décider de tourner le dos
à tous les composants de leur éducation. Pas seulement par une allégeance à un groupe
radical violent, mais aussi par la soumission à un groupe d’approche plus « spirituelle ».
Insidieusement, cette appartenance impacte des familles entières, déchirées par une
polarisation du monde qui dresse les « eux » contre les « nous ». Il nous faut comprendre
cette possibilité, la voir venir sans pour autant diaboliser la croyance, ne pas la nier et
composer avec. Ainsi, je défends ce point de vue par mon engagement, parfois auprès
des collégiens pour attirer leur attention sur la liberté de pensée, l’esprit critique menacés
par des vendeurs de sommeil dont les intentions s’opposent à faire société ensemble dans
la joie de nos différences.
Le projet de mise en scène d’Antonella m’a spontanément séduit par son intention.
Plonger le spectateur dans l’esprit du parent, le positionner lui aussi comme observateur
de cet enfant qui se débat pour se construire une nouvelle identité. Interpeler la posture
spontanée du parent ou du référent, défier ses aprioris face à l’évolution du parcours de
l’une et de l’autre. En somme une invitation à la réflexion autour d’un sujet sensible et
installé dans notre actualité. J’ai aimé cette focale proposée sur l’outil tissu, métaphore du
paraitre, d’être avec, se faire, se défaire et puis s’en libérer peut-être un jour.

Avec 10KG, c’est une nouvelle contribution qui m’apparait dans l’espace culturel cette fois-
ci. Le développement artistique offre ainsi une continuité au nécessaire travail de

sensibilisation. La conjugaison d’une pièce adaptée à la scène de théâtre et d’une version
nomade double l’intérêt. Je souhaite que le support de la scène permette d’encourager le
spectateur à méditer ces inspirants vers de Khalil Gibran, qui fut un temps, m’ont aidée à
surmonter les turbulences de mon cœur de maman :

"Vos enfants ne sont pas vos enfants,
Ils naissent à travers vous, mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous,
Ils ne vous appartiennent pas."

Lau Nova

L'objectif de l'espace et de l'approche du tissu dans l'ensemble du projet est de faire
ressentir au spectateur les émotions qui s'échappent de l'approche d'un textile. A la fois
attractif et répulsif, il peut être souple et violent, doux et cassant, fluide et étouffant. Il
s'agit de montrer comment, par les multiples facettes de ses caractéristiques, le tissu se
transforme et véhicule des émotions paradoxales. Dans l’agencement scénographique,
la matière textile devient outil de propositions. Elle transforme, définit l'espace et
délimite un cadre concret de réalité. Puis, elle peut, dans une grande fluidité, nous
plonger dans un espace abstrait et lisse. D'une délicatesse infime et dans une
approche du geste, le textile devient un outil, un corps vivant et organique souvent
relégué au second plan. Il sera ici un des acteurs principaux de la narration. Comme
une essence et une composante principale de la réflexion, l'agencement textile et ses
choix accompagnent l'évolution du personnage dans son parcours. L'aspect, sa forme,
sa couleur, son tombé, sont autant de caractéristiques physiques qui aideront le
spectateur à percevoir une nouvelle approche du corps et de l'espace.
Le tissu c'est aussi la composante principale du vêtement et de son approche
sociologique entre les peuples. Il est celui qui détermine un genre, un sexe, une
position sociale, une appartenance, comme un curseur visuel de normalisation. Une
projection qui opère entre le vêtement et l'individu en société. Par ce biais du vêtement,
celui qui échappe à toutes les règles de conduite, paraît alors exclu, en dehors ou
encore étranger à l'ensemble du groupe.
La proposition est de confronter le spectateur à un objet qui lui paraît quotidien et si
singulier dans sa propre vie. De questionner ce rapport qui touche chaque individu dans

son intime, du lien vêtement et identité. Le vêtement est celui qui recouvre le corps
dans une matière, qui le protège, qui le maintient mais aussi qui l'enferme.
La recherche identitaire du personnage dans sa quête d'une nouvelle silhouette et
d'une nouvelle pensée se traduira dans différentes propositions autour d'une approche
textile personnelle et sensorielle. Une étroite collaboration entre le corps performant et
l'objet textile comme partenaires de jeu. Une rencontre entre corps et matière pour que
le tissu devienne seconde peau.

Alex Costantino

Tournée

Représentation réservée aux professionnels

4 décembre 2020 Théâtre Jean Marais, Saint Fons

2 février 2021Safran scène conventionnée, Amiens

 

Saison 2021-2022

Théâtre de l’Elysée, Lyon : 14-20 janvier 2022

Théâtre Le Grand Angle, Voiron : 25-26 Janvier 2022

Théâtre Jean Marais, Saint Fons : 4 février 2022

Théâtre de la Tête Noire, Saran : 5 avril 2022

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Photographies

©Juliette  Besançon
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©Maxime Catella
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