LE CHEMIN DES LUCIOLES

le chemin des lucioles

Distribution 

TEXTE

Simon Grangeat

Commande d’écriture de la Cie AnteprimA
En résidence d’écriture à la Gare Franche – Marseille

CONCEPTION ET

MISE EN SCÈNE

Antonella Amirante

CHOREGRAPHIE

Karim Sebbar

 

AVEC

Joséphine Caraballo

Jean-Christophe Vermont-Gauchy

Karim Sebbar

Et 10 volontaires

 

CRÉATION SON ET VIDÉO

Nicolas Maisse

CRÉATION LUMIÈRE

Juliette Besançon

STAGIAIRE À LA MISE EN SCÈNE

Léa Ferrari

COPRODUCTION

Scène Nationale Le Merlan - Marseille

Scène Nationale l'Arc le Creusot

SOUTIENS

Région et Drac Auvergne-Rhône-Alpes - Spedidam

Durée : 1h20

Tout public à partir de 15 ans

Création « professionnelle » qui verra sur le plateau, aux côtés de l’équipe artistique et technique de la compagnie AnteprimA, une dizaine de volontaires amateurs issus du public de chaque théâtre qui accueillera le spectacle en tournée.

"Quand il ne peut plus lutter contre le vent et la mer pour poursuivre sa route, il y a deux allures que peut encore prendre un voilier : la cape (le foc bordé à contre et la barre dessous) le soumet à la dérive du vent et de la mer, et la fuite devant la tempête en épaulant la lame sur l'arrière, avec un minimum de toile. La fuite reste souvent, loin des côtes, la seule façon de sauver le bateau et son équipage. Elle permet aussi de découvrir des rivages inconnus qui surgiront à l'horizon des calmes retrouvés. Rivages inconnus qu'ignoreront toujours ceux qui ont la chance apparente de pouvoir suivre la route des cargos et des tankers, la route sans imprévu imposée par les compagnies de transport maritime.

Vous connaissez sans doute un voilier nommé Désir ".

Henri Laborit

Eloge de la fuite

Résumé

C'est quoi le bonheur ?

 

Le chemin des lucioles commence avec la fatigue d'une vie installée

peut être depuis trop longtemps sans mouvement.

Et puis tout à coup, l'ailleurs frappe à la porte !

 

Inspiré par l'Eloge de la fuite d'Henri Laborit et la métaphore des lucioles de Pier Paolo Pasolini, on suit la quête du bonheur d'une femme et d'un homme.

Ils tentent de s'échapper de l'emprise du monde environnant.

Lucioles clignotant dans la nuit malgré la lumière aveuglante de la pensée unique.

Les lucioles de Pasolini (ref : Corriere Della Sera, 1975) sont la métaphore d’une humanité en voie d'extinction, une humanité qui continuerait d’éclairer la nuit grâce à l’autonomie et à la spécificité de sa pensée, malgré les lumières aveuglantes des pensées majoritaires.

La recherche du bonheur individuel, en contradiction avec une société qui chercherait à uniformiser les ressentis, à privilégier la «somnolence» rassurante de la masse par opposition à la « vitalité » de l’individu, est une thématique qui m’accompagne depuis longtemps.

En plissant les yeux pour mieux distinguer les silhouettes des lucioles dans la nuit, je peux discerner quelques lucioles qui m’ont accompagnée sur le plateau (Mohamed et Inaya dans Du piment dans les yeux ; Vittoria dans Arrange-toi ; Vincenzo, Marta, Sabino et Angela dans La revanche...) ; tous ces personnages, ces hommes et ces femmes qui se battent pour gagner leur part de bonheur.

 

Nous provoquerons un texte qui portera en lui une vague d’optimisme et de révolte. Simon Grangeat sera cette plume, pour la seconde fois dans l’histoire d’AnteprimA. Une plume que nous rêvons légère pour un thème qui pourrait sembler futile, mais que nous trouvons essentiel. Illusoire et vain diront certains, tandis que d’autres et nous en sommes, se plairont à contempler les à coté des chemins qui mènent à ce paradis perdu.

 

Le bonheur est encore plus vif s’il est partagé. Nous avons croisé, lors de l’aventure Du piment dans les yeux et Une bouteille à la mer, des jeunes migrants isolés qui nous ont bluffés par leur force de vie, leur détermination à se battre pour une vie meilleure.

 

Ils sont notre inspiration.

Antonella Amirante

Les lucioles.

Depuis Pasolini, nous déplorons leur disparition.

La perte de leur vitalité résistante.

La défaite des devenirs mineurs qu'elles représentent, contre l'éblouissement de la masse.

Avec Georges-Didi Huberman, nous constatons leur survivance.

L'attention qu'il faudrait vouloir leur porter pour être capables de continuer à les observer.

Entre ces deux textes, les lucioles se dotent d'une charge métaphorique polymorphe.

Le peuple.

L'élan vital.

La résistance des dominés.

Une certaine idée de la joie – au sens de puissance d'agir.

Le bonheur des simples face aux systèmes d'oppression.

Le chemin des lucioles se propose de partir à leur recherche.

 

L’écriture questionnera notre rapport au monde contemporain.

Qu’est-ce qui, en nous, se met debout,

se met en marche,

pour tenter une réponse au monde.

Qu’est-ce qui nous fait passer des passions tristes et passives

à la joie de l’action.

Comment le réel vient tout à coup

réveiller des vies assoupies

et changer des plans qu’on pensait définitifs.

 

Le chemin des lucioles commence avec la fatigue

d’une vie installée

peut-être depuis trop longtemps sans mouvement.

Et puis tout à coup, l’ailleurs se présente à leur porte.

Simon Grangeat

À Lire

Tournée

2019 - Création à la Scène Nationale l'Arc le Creusot et à l'Espace Marcel Carné

 

Vidéo

Photographies

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© Nicolas Maisse